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Dans la semaine, le mercredi après-midi est libre. Les séminaristes en profitent pour se ravitailler au centre commercial le plus proche, véritable place public, où il n’est pas surprenant de croiser habitués du sanctuaire poussant leur caddie, paroissiens patientant à la ligne de caisses, père du séminaire à la recherche d’un tube de dentifrice ou confrères séminaristes penchés sur un lot de 10 paires de chaussettes en promo. Dans cette récréation de milieu de semaine, d’autres en profitent pour résoudre les soucis mécaniques de leur automobile ou de leur organisme. Un détour par la banque et la poste puis retour au séminaire pour les vêpres de 19h.
A proprement parler, ici, les semaines n’ont pas de fin. Absence de grassee matinée ou de randonnées dans la vallée des Merveilles et encore moins d’entassement sur les petites plages de la côte. La formation exigeante et attentive à la polyvalence des séminaristes se poursuit. Si le samedi matin le 1er cycle planche sur l’histoire de l’Eglise ou sur la morale fondamentale, les week-ends sont principalement consacrés à l’exercice de la pastorale. Accueillis dans les paroisses et les aumôneries, les séminaristes se familiarisent avec la réalité de l’Eglise. Par leur activités, préparation au baptême et au mariage, catéchisme, responsable d’un groupe de jeune, ils découvrent les enjeux de l’annonce de l’Evangile dans les Alpes Maritimes ou dans la Principauté de Monaco. Ils sont soutenus dans leur apprentissage par les curés, les aumôniers et les laïcs avec qui ils vivent une autre forme de communauté que celle du séminaire. Les week-ends sont aussi ponctués par les invitations conviviales des paroissiens, les sorties dans le vieux Nice ou au cinéma, les repas entre amis ou séminaristes.
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